Anti-inflammatoires non stéroïdiens Rappel des recommandations chez les femmes enceintes // N°64

 

 

Selon les données préliminaires d’une étude, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) continuent à être utilisés au-delà du 6e mois de grossesse chez un grand nombre de femmes enceintes, exposant alors le fœtus et/ou le nouveau-né à des risques graves d’atteintes rénales et cardio-pulmonaires potentiellement irréversibles, voire mortelles. Ces atteintes sont consécutives à une inhibition de la synthèse des prostaglandines fœtales due aux AINS pris par la mère. Et tous les AINS (y compris l’acide acétylsalicylique) sont des inhibiteurs de synthèse des prostaglandines.

Dans ce contexte, l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) rappelle aux femmes enceintes, à leur entourage et à tous les professionnels de santé, que tous les AINS, y compris ceux en vente libre dans les officines, comme l’ibuprofène ou l’aspirine (à partir de 100 mg), sont formellement contre-indiqués chez la femme enceinte à partir du début du 6e mois de grossesse, quelles que soient la durée de traitement et la voie d’administration (orale, injectable et cutanée).

Jusqu’au 5e mois de grossesse, les AINS peuvent être utilisés, seulement s’ils se révèlent indispensables, à la dose efficace la plus faible possible et sur une durée courte, à l’exception du célécoxib et de l’étoricoxib qui sont contre-indiqués pendant toute la grossesse.

L’ANSM précise également qu’en usage professionnel, il convient de tenir compte du passage non négligeable des AINS par voie cutanée. Ainsi, lors des applications réalisées par des kinésithérapeutes enceintes, le port de gants est recommandé.

Enfin, pour accompagner le grand public et les professionnels de santé, l’ANSM met à leur disposition des documents questions/réponses (Voir Site ANSM).

 

VidalNews N°668 du 26 janvier 2017.

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