DIAGNOSTIC D’ASTHME ERRONE EN EXTRAHOSPITALIER // N°64

Une étude publiée dans la revue JAMA a révélé que plus d’un tiers des adultes ayant reçu un diagnostic d’asthme au cours des cinq dernières années n’étaient en fin de compte pas atteints d’asthme.
Parmi 613 adultes ayant reçu un diagnostic d’asthme, la présence d’asthme au moment de l’étude a été exclue chez 33,1 % d’entre eux. Seuls 22 participants sur 203 chez qui l’asthme avait été exclu avaient eu un résultat positif au test de provocation bronchique durant l’année suivant l’évaluation. Des médicaments quotidiens contre l’asthme avaient été inutilement prescrits dans un cas sur quatre.
Lors d’une évaluation menée par un pneumologue, les autres diagnostics les plus fréquents étaient relativement bénins, la rhinite allergique et non allergique représentant 25,3 % des cas et la maladie de reflux gastro-œsophagien 8,5 % des cas. Plusieurs cas où des affections graves avaient été diagnostiquées à tort comme de l’asthme ont toutefois été constatés, notamment quatre personnes atteintes d’une cardiopathie ischémique, deux personnes atteintes d’une sténose sous-glottique, deux personnes atteintes d’une bronchiectasie et une personne pour chacune des affections suivantes : pneumopathie interstitielle diffuse, hypertension pulmonaire, sarcoïdose et trachéobronchomégalie.
Les auteurs de l’étude ont déclaré : « Ces résultats suggèrent que dans la mesure du possible, les médecins doivent prescrire des examens objectifs, comme une spirométrie avant et après la prise d’un bronchodilatateur, des mesures du débit de pointe en série ou des tests de provocation bronchique, afin de confirmer l’asthme au moment du diagnostic initial. »

JAMA 2017;317:269-79.

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