Digitalisation du médicament La France franchit le cap avec la e-notice // N° 158
À partir du 1er octobre 2025, la France va expérimenter pendant 2 ans la notice électronique des médicaments (e-notice). Près de 600 spécialités sont concernées, dont 170 disponibles en ville et 420 réservées à l’hôpital.
En ville, la transition se fera progressivement : les boîtes des médicaments sélectionnés afficheront un QR code renvoyant vers la base de données publique du médicament (BDPM), tandis que la notice papier sera pour l’instant maintenue. À l’hôpital, en revanche, la bascule sera immédiate vers le tout numérique, la notice papier étant jugée peu utile dans les pharmacies hospitalières et responsable de déchets importants.
Les spécialités incluses couvrent un large spectre thérapeutique : paracétamol, statines, inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) et vaccins, en ville ; anticancéreux et immunothérapies, thérapies innovantes (thérapie génique et cellulaire), antibiotiques et antiviraux à usage hospitalier, médicaments pour maladies rares, produits sanguins ou encore gaz médicaux, à l’hôpital.
L’ANSM précise que ces médicaments ont été choisis en raison de leur diversité d’usages, de pathologies traitées et de populations cibles. Selon l’Agence française, la version numérique de la notice présente l’avantage d’être régulièrement actualisée et enrichie : vidéos pédagogiques (paracétamol, IPP, statines), alertes de sécurité, dossiers thématiques, avis de la Commission de la transparence, ou encore mesures additionnelles de réduction des risques.
La phase pilote sera évaluée selon plusieurs critères : accessibilité des notices numériques, utilité des contenus additionnels, et éventuels freins techniques ou pratiques. Des enquêtes auprès des patients, des professionnels de santé et des laboratoires viendront compléter le suivi, avec un premier bilan prévu mi-2026 et une évaluation finale en octobre 2027.
VidalNews du 2 septembre 2025.
