Edito N° 107 // Janvier 2021

La douleur est fréquemment présente au cours de la maladie cancéreuse, quel que soit le stade de la maladie. La prévalence est supérieure à 50 % et un tiers des malades ayant un cancer décrivent leur douleur comme étant modérée ou sévère. À un stade avancé de la maladie, près de 2/3 des patients déclarent souffrir de douleurs importantes. 

Les douleurs les plus fréquentes sont dues aux localisations osseuses. Le remodelage osseux de la tumeur, d’apparition aiguë et imprévisible, rend la douleur très invalidante pour le patient. Souvent associées aux douleurs par excès de nociception, les douleurs neuropathiques signent une atteinte du nerf sans lésion tissulaire sous-jacente. Cette dernière est présente chez 40 % des malades et reste difficile à contrôler. Ces douleurs peuvent aussi être intimement liées à la souffrance psychologique (induite par la douleur ou la maladie) qu’il faut prendre en charge afin de traiter efficacement le syndrome algique. La douleur chez le patient aux antécédents de cancer est donc un symptôme complexe qui affecte la plupart des aspects de la vie, y compris le fonctionnement physique, les activités de la vie quotidienne, l’état émotionnel et les interactions sociales.

Dans le but de bien comprendre la douleur cancéreuse et de bien détailler sa prise en charge ainsi que la prise en charge des effets secondaires résultant de l’usage des antalgiques anti-cancéreux, nous avons abordé ce sujet sur trois étapes : la physiopathologie de la douleur ; la prise en charge thérapeutique de la douleur cancéreuse ; et la prise en charge des effets indésirables des opioïdes. 

 

  1. Abboud, M. Maatallaoui, MA. Youssoufi*, T. Bouhafa, K. Hassouni

Service de Radiothérapie-Oncologie, CHU Hassan II – Fès

*Unité de Physique médicale, Hôpital d’oncologie, CHU Hassan II – Fès

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