Edito // N° 153
Le kyste hydatique est une parasitose de type anthropozoonose cosmopolite due au développement dans l’organisme humain, hôte intermédiaire accidentel, de la forme larvaire d’un tænia du chien appelé Echinococcus Granulosus.
L’hydatidose est cosmopolite, sévissant en particulier dans les pays du bassin méditerranéen, d’Afrique du Nord, d’Amérique latine, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Chine et en Europe centrale. Les quatre pays réputés pour leur hyperendémicité hydatique sont l’Uruguay, l’Argentine, la Tunisie et le Maroc.
Par sa fréquence, sa gravité potentielle et son retentissement économique, l’hydatidose sévit encore à l’état endémique au Maroc qui représente un problème de santé publique.
La localisation pulmonaire est la deuxième de par sa fréquence après la localisation hépatique. L’hydatidose pulmonaire est une maladie apparemment bénigne, mais grave par ses complications mécaniques et infectieuses. Le diagnostic repose sur l’anamnèse, la clinique, la biologie et l’imagerie. Une plus forte suspicion clinique chez les patients issus de régions endémiques ainsi qu’une démarche hiérarchisée sont indispensables dans la stratégie diagnostique. La chirurgie demeure la pierre angulaire dans la prise en charge du kyste hydatique avec un double rôle diagnostique et thérapeutique. Un suivi régulier et prolongé est indispensable devant la possibilité de récidives. La meilleure prise en charge de l’hydatidose reste cependant préventive et repose sur des mesures prophylactiques individuelles et collectives.
Hanae HARRAZ, Afaf AMIR
Service de Maladies Respiratoires, CHU Ibn Rochd – Casablanca
