Edito N° 89 // MAI 2019

Les détresses respiratoires néonatales représentent toutes les difficultés respiratoires rencontrées avant l’âge de 28 jours. Il s’agit d’un motif d’hospitalisation fréquent en unités de soins intensifs néonatales. C’est une véritable urgence diagnostique et thérapeutique, qui peut compromettre le pronostic neurologique et/ou vital par le biais de l’hypoxémie. L’enquête étiologique repose sur une enquête anamnestique minutieuse, un examen clinique complet et des examens complémentaires simples dont la radiographie pulmonaire représente le volet essentiel.

La maladie des membranes hyalines constitue l’une des plus fréquentes étiologies de détresse respiratoire néonatale, elle survient préférentiellement chez le prématuré, et est due à une insuffisance fonctionnelle en surfactant à l’origine d’atélectasies alvéolaires. Sa prise en charge est avant tout préventive, se basant sur la prescription de corticothérapie anténatale chaque fois que l’accouchement prématuré est inévitable. Le deuxième volet du traitement est curatif, et repose sur l’administration du surfactant par voie endotrachéale, tout en initiant une ventilation en pression positive continue.

Le syndrome d’inhalation méconiale résulte de l’inhalation de liquide amniotique teinté de méconium chez un nouveau-né à terme ou post-terme, qui peut survenir avant, pendant ou immédiatement après la naissance, entraînant une morbidité respiratoire de gravité variable. De nombreuses études ont permis la reconsidération de la prise en charge anténatale et en salle de naissance des bébés naissant dans un liquide amniotique méconial. L’oxygène, la ventilation mécanique et l’oxyde nitrique inhalé sont les piliers du traitement.

La tachypnée transitoire du nouveau-né est une affection due à un retard de clairance du liquide pulmonaire fœtal. Elle est généralement bénigne et spontanément résolutive. Elle se rencontre plus volontiers près du terme ou à terme, après un accouchement par césarienne. La prise en charge est essentiellement symptomatique, les symptômes disparaissant généralement entre 24 et 72 heures.

 

Pr Abderrahim HABZI

Service de Néonatalogie

Hôpital d’enfants « Harrouchi », CHU Ibn Rochd – Casablanca

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