Edito N° 95 // Decembre 2019

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la maladie endocrinienne la plus fréquente chez la femme en âge de procréer. Il toucherait environ 7 % des femmes dans le monde, et représente la première cause d’infertilité par anovulation.

Ses critères diagnostiques ont été réunis dans le consensus de Rotterdam, associant au moins deux des critères suivants : une oligo-anovulation ou anovulation, une hyperandrogénie (clinique et/ou biologique) et/ou des ovaires polykystiques à l’échographie. Cependant, ils font encore l’objet de controverses en raison de leur présence inconstante. Ils peuvent s’accompagner d’une obésité abdominale, d’une dyslipidémie, d’une hypertension artérielle et/ou d’une insulinorésistance, témoignant de l’importance notable du profil métabolique et endocrinien.

L’éventail des anomalies rencontrées dans un SOPK ne peut être expliqué par une cause unique. Sa physiopathologie est complexe. Au fil des ans, l’amélioration des connaissances sur la physiopathologie du SOPK a permis la mise en place de traitements spécifiques. Toutefois, cette connaissance est incomplète et l’étiologie exacte du syndrome reste encore à élucider. Il continue donc à faire l’objet de recherches ayant pour objectif de faire émerger de nouvelles options thérapeutiques.

Dans ce numéro, nous tentons d’aborder les différents aspects de ce syndrome. On parlera de sa définition et de sa prévalence, nous développerons sa physiopathologie, puis ses modalités diagnostiques et thérapeutiques.

 

  1. Taheri, A. Hmila, H. Saadi, A. Mimouni

Service de gynécologie-obstétrique

CHU Mohammed VI – Oujda

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