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ESMO 2025 Les avancées oncologiques à retenir ! // N° 160

 

L’édition 2025 du congrès de l’European Society for Medical Oncology (ESMO) qui s’est tenu cette année à Berlin, a -une fois de plus- mis en lumière des avancées qui pourraient modifier en profondeur les standards thérapeutiques.

Lors de la conférence de presse post-congrès d’Unicancer, le Pr Jean-Yves BLAY, oncologue médical et directeur général du Centre Léon-Bérard (Lyon), est revenu sur les enseignements majeurs qu’il retient de cette édition.

Selon le spécialiste, les anticorps-conjugués (ADC) s’imposent progressivement comme une alternative de plus en plus crédible à la chimiothérapie cytotoxique. Parmi les données marquantes de l’édition 2025 :

  • Dans le cancer du sein HER2+ précoce, le trastuzumab deruxtecan améliore nettement la réponse pathologique complète et réduit les rechutes.
  • Dans les cancers de la vessie infiltrants, l’association Padcev + pembrolizumab, en péri-opératoire, diminue de 60 % le risque de récidive par rapport à la chirurgie seule.

L’émergence de nouvelles classes d’ADC, ciblant notamment les molécules d’adhésion comme la cadhérine-6, ouvre également des perspectives intéressantes dans plusieurs tumeurs épithéliales, dont le cancer de l’ovaire.

Autre avancée majeure : la montée en puissance de l’ADN tumoral circulant (ADNtc) comme outil d’aide à la décision. Les essais montrent son intérêt : pour intensifier les traitements chez les patients à haut risque (cancer de la vessie, essai IMvigor) ; ou, inversement, pour désescalader la prise en charge lorsque l’ADNtc est absent (cancer du côlon, AGITG Dynamic-III).

Troisième point majeur : la montée en puissance des laboratoires chinois dans le paysage de la recherche oncologique. Entre 2014 et 2024, la part des essais cliniques en oncologie menés par des laboratoires chinois est passée de 4 % à 38 %, dépassant désormais l’Europe et les États-Unis.

La session plénière a également mis en lumière une série d’avancées prometteuses dans les traitements innovants. La thérapie cellulaire IMA203, ciblant l’antigène PRAME (HLA-A*02:01), a montré une efficacité notable dans le mélanome uvéal, marquant une nouvelle avancée des thérapies cellulaires dans les tumeurs solides rares. Et l’anticorps bispécifique ivonescimab (anti-PD-1/anti-VEGF) a donné des résultats particulièrement encourageants dans le cancer bronchique non à petites cellules, surpassant la combinaison classique chimiothérapie-immunothérapie. Ce traitement pourrait rapidement redéfinir les standards.

Enfin, une session entière a été consacrée à l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur la conduite des essais cliniques : amélioration du recrutement, fiabilité accrue des données, évaluation homogène des réponses, identification anticipée des patients répondeurs.

 

Medscape du 24 octobre 2025.

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