Études de médecine en France Un vrai fiasco pour la première épreuve des EDN ! // N° 160
La première session des Épreuves Dématérialisées Nationales (EDN), organisées le 20 octobre dernier, a été annulée en raison d’incidents techniques majeurs, entraînant une forte incompréhension chez les 11500 étudiants en médecine concernés.
Pour rappel, les EDN constituent la première étape d’accès à l’internat, depuis la réforme de 2023. Composées de 4 épreuves réparties sur 3 jours, les EDN sanctionnent l’apprentissage des connaissances indispensables médicales pour pouvoir poursuivre le cursus : il faut obtenir une note de 14/20 pour ces connaissances rang A afin de poursuivre les examens d’entrée en internat constitués des examens cliniques objectifs et structurés (ECOS). En cas d’échec, une session de rattrapage est prévue en janvier 2026. Si l’étudiant ne parvient toujours pas à obtenir la note de 14/20 à la session de rattrapage, alors il doit redoubler son année.
Cette première épreuve a été marquée par des retards importants selon les centres (de 15 minutes à plus de 2 heures), compromettant l’équité entre candidats. L’épreuve a finalement été interrompue quelques minutes avant son terme dans certains centres. Cette annulation de dernière minute a généré une forte détresse psychologique chez de nombreux candidats, déjà sous pression en raison du caractère déterminant de ces examens. Des témoignages rapportent des étudiants en pleurs, en état de stress intense, accentué par l’envoi automatique – et erroné – d’une notification de validation de l’épreuve.
Le Centre National de Gestion (CNG), l’institution organisatrice de ces épreuves, a reconnu deux incidents techniques : une restauration incomplète de l’application EDN, entraînant un décalage d’une heure ; et des déconnexions répétées dans un centre, rendant l’épreuve impraticable. Faute de solution immédiate, le jury a prononcé l’annulation de l’épreuve. Une reprogrammation le 24 octobre avec « sujet de secours » a été décidée, sans impact sur le calendrier général.
Sur les réseaux sociaux, les réactions d’incompréhension et de colère se sont succédé. Des membres de la communauté médicale ont dénoncé une gestion inadéquate de ces examens. Certains praticiens soulignent les effets délétères répétés de ces dysfonctionnements sur la santé mentale des étudiants et la crédibilité du dispositif d’évaluation.
Medscape du 27 octobre 2025.
