Evolution d’une pré-PR vers une PR
Quelle imagerie utiliser ? // N°80

 

 

Quels sont les signes, en imagerie, qui prédisent le mieux l’évolution vers une PR (Polyarthrite rhumatoïde) chez un sujet au stade de pré-PR.

Quatre-vingt dix-huit patients ayant une pré-PR (ACPA+) sans synovite clinique ont été suivies en IRM 3T et en échographie par 2 radiologues. Une évaluation avec un score RAMRIS et un score écho (OMERACT) a été réalisée sur les mêmes articulations et corrigée à partir de coupes de sujets sains. Vingt-neuf patients ont développé une arthrite clinique dans un délai médian de 31 semaines, avec un temps de suivi pour les “non-progresseurs” vers une arthrite de 132 semaines. L’anomalie la plus fréquemment retrouvée était une ténosynovite : 22 % de grade 2, 40 % de grade 1. Après analyse des facteurs confondants, la présence d’une ténosynovite en IRM était le plus associée au risque de développer une polyarthrite (HR = 4,02 ; IC90 : 1,91-8,44), tandis que, pour l’échographie, la présence d’une synovite en signal doppler était le plus associé au risque de développer une polyarthrite (HR = 5,09 ; IC90 : 1,93-13,44). À l’échelon de l’articulation, la ténosynovite en IRM et la synovite, mais en mode B, étaient significativement associées au risque d’arthrite clinique avec, respectivement, un HR de 7,03 (p <0,001) et de 8,04 (p <0,001).

En conclusion, la ténosynovite en IRM est la lésion la plus associée au risque de développer une PR et une arthrite clinique à l’échelon de l’articulation.

 

La Lettre du Rhumatologue ; En direct de l’EULAR 2018. Du 14-16 juin 2018.

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