Exercice illégal de la médecine : Des injections de Botox dans des salons de coiffure ! // N° 120

 

Le Syndicat national des chirurgiens plasticiens du Maroc (SNCPM) dénonce dans un communiqué que bon nombre de salons de coiffure et d’esthétique, de salles de sport, ou autres locaux non autorisés, proposent, via les réseaux sociaux et les médias, des prestations propres aux spécialistes en la matière. Il s’agit d’injections de comblement, de toxine botulique (Botox) ou d’acide hyaluronique, de PRP, de mésothérapie ou de laser épilatoire qui sont pratiqués en toute illégalité et sans respect des consignes sanitaires. Ces actes de médecine esthétique requièrent une formation médicale spécifique et des précautions particulières en vue d’éviter des bévues et des effets secondaires pouvant s’avérer graves pour la santé.

Le SNCPM précise que seule une structure médicale dotée de tous les moyens nécessaires peut parer à d’éventuelles complications en urgence. Il rappelle également que la pratique des actes de médecine esthétique de manière illégale est punie par la loi. Le Code de déontologie médicale, dans son chapitre II article 4, dispose que « nul ne peut accomplir aucun acte de la profession médicale, à quelque titre que ce soit, s’il n’est pas inscrit au tableau de l’Ordre conformément aux dispositions de la présente loi et celles de la loi n°08-12 relative à l’Ordre national des médecins, au titre du secteur dans lequel il entend exercer ». Le Syndicat ajoute que « toute pratique illégale de la médecine est passible de poursuites judiciaires. Seuls les chirurgiens-plasticiens et les médecins ayant reçu la formation et les diplômes requis, inscrits à l’Ordre des Médecins ont le droit de procéder à des gestes médicaux à visée esthétique ».

Pareillement, les personnes qui arrivent à se procurer par des moyens illégaux certains produits et machines utilisés dans les actes médicaux esthétiques risquent d’être punies. Le Syndicat indique, en effet, que toute infraction aux dispositions de la loi n°84-12 relative aux dispositifs médicaux est punie conformément aux dispositions législatives et réglementations en vigueur.

 

Le Matin du 15 février 2022.

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