Ixazomib en traitement de maintenance post-autogreffe
Un avantage en survie sans progression // N° 86

 

 

Un bon traitement de maintenance doit être efficace (avantage en survie sans progression, voire survie globale) et bien toléré sur le long terme.

L’ixazomib est un inhibiteur du protéasome ayant deux grandes qualités dans l’optique d’un traitement de maintenance : il est disponible par voie orale et entraine très peu de neuropathie périphérique. L’essai de phase 3 Tourmaline-MM3 a évalué l’intérêt d’un traitement de maintenance par ixazomib après autogreffe chez des patients atteints de myélome de novo.

Plus de 600 patients ont été randomisés, tous au moins en réponse partielle après autogreffe. Le traitement d’induction pré-autogreffe devait comprendre au moins un inhibiteur du protéasome et/ou un Imid. Les patients étaient randomisés (2 :1) pour recevoir la maintenance ixazomib (3 puis 4 mg J1,8,15, cycles de 28 jours) pour une durée fixe de 2 ans, ou un placebo. Après un suivi médian de 30 mois, les patients du bras ixazomib ont obtenu un bénéfice significatif en survie sans progression (médiane 26,4 vs 21,3 mois, HR=0,72) en comparaison avec les patients du bras placebo. Ce bénéfice est retrouvé dans tous les sous-groupes, y compris pour les patients de haut risque cytogénétique. Il n’est pas retrouvé de différence significative en survie globale. En termes de tolérance, la maintenance ixazomib est très supportable avec seuls 7 % des patients ayant dû arrêter l’ixazomib pour effets secondaires.

Cet essai de phase 3 randomisé contre placebo démontre donc la faisabilité et l’efficacité d’une maintenance par ixazomib, avec un gain médian de SSP de 5 mois. La question de la maintenance ixazomib est actuellement posée après un schéma de première ligne par bortezomib-melphalan-prednisone dans le cadre de l’essai de phase 3 randomisé contre placebo C16021.

 

Le Cancer du 15 janvier 2019.

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