Un plaidoyer
Pour la prise en charge de la douleur ! // N° 84

 

 

A l’occasion du 1er Forum contre la douleur organisé par la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD) le 24 octobre dernier en France, 11 organisations représentatives de patients, professionnels de santé et sociétés savantes (Association Française de Lutte Antirhumatismale, Association Francophone pour Vaincre les Douleurs, Fibromyalgie France, Confédération des Syndicats Médicaux Français, Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France, Société Française d’Anesthésie et de Réanimation, Société Française d’Etudes et de Traitement de la Douleur, Société française de gériatrie et de gérontologie, Société Française de Médecine d’Urgence, Société Française de Rhumatologie, Société Française de Médecine Physique et de Réadaptation) ont présenté un plaidoyer comprenant des actions concrètes pour améliorer l’accompagnement du patient douloureux dans son parcours de soins.

Les signataires souhaitent attirer l’attention en particulier sur le traitement de la douleur chronique en France, qui touche 20 % de la population, et qui se trouve dans une situation « critique » selon l’Association française de lutte antirhumatismale.

Pour la SFETD, cette prise en charge doit être « repensée en profondeur », avec notamment le développement d’un réseau de soin multiprofessionel et transversal. « Cela passe par des mesures concrètes, sur la formation des professionnels de santé, la consolidation des actions de prévention, le développement de la recherche, le renforcement des structures de soins et coordinations interprofessionnelles… ».

Les auteurs du plaidoyer proposent donc 5 mesures prioritaires. • Tout d’abord, inscrire la douleur comme priorité de santé publique dans le plan ministériel « Ma santé 2022 » ;

  • Renforcer le rôle et le fonctionnement des réseaux de soins ;
  • Améliorer la formation de l’ensemble des professionnels en particulier concernant les populations vulnérables et mal communicantes.
  • La prise en charge de douleur liée aux soins doit aussi être optimisée, via, par exemple « des documents informatifs sur les facteurs de risques de la chronicisation de la douleur et comment les réduire ».
  • Enfin, la recherche doit être développée.

 

Communiqué de presse de la SFETD (24 octobre 2018) avec le soutien institutionnel du Laboratoire Grunenthal.

Chargement...