Rein et diabète, la maladie rénale diabétique //N°82

 

 

La maladie rénale diabétique est devenue la cause la plus fréquente d’insuffisance rénale terminale et de prise en charge en dialyse dans la plupart des pays. Les données actuelles mettent en évidence l’importance des déterminants génétiques et environnementaux qui vont modifier les données de la physiopathologie, déjà complexe, conduisant à la maladie rénale diabétique. L’interaction entre ces déterminants expliquerait pourquoi tous les patients diabétiques ne développent pas de maladie rénale chronique.

Plusieurs questions sont essentielles dans la prise en charge médicale des patients atteints de néphropathie diabétique. Celle-ci comprend le contrôle glycémique, la gestion de l’hypertension et la réduction de l’apport en sel alimentaire et la restriction de l’apport protidique, du phosphore et du potassium dans les cas avancés.

Une méta-analyse de la base de données Cochrane montre une chute importante de la tension artérielle avec restriction en sel, similaire à celle d’un traitement par un seul antihypertenseur. Tous les patients diabétiques devraient envisager une réduction de l’apport en sel d’au moins 5 à 6 g/j, conformément aux recommandations actuelles pour la population générale, voire bénéficier d’une réduction de l’apport en sel à des niveaux encore plus bas. Réduire la consommation de sel alimentaire peut aider à réduire la protéinurie et ralentir la progression de la maladie rénale diabétique.

 

Auteurs : M. Hassani
Service de Néphrologie – Hémodialyse
Hôpital militaire Moulay Ismaïl – Meknès

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