Risque d’exposition à l’irinotécan /br> Par la sueur //N°83

 

 

Si la préparation et l’administration des chimiothérapies sont bel et bien source de contamination chimique, la problématique est encore plus importante avec les excreta des patients ; les selles, les urines, les vomissements, la sueur, qui peuvent être source de contamination chimique, à l’hôpital, mais aussi au domicile et pour les proches.

Ainsi, des auteurs ont évalué la quantité d’irinotécan et de son métabolite actif, le SN-38, dans la transpiration, chez des patients qui étaient en cours d’administration d’un traitement par irinotécan (médicament d’activité cholinergique qui induit la transpiration). Des gouttes de sueur ont été prélevées avec un compte-gouttes et les concentrations en irinotécan et SN-38 ont été mesurées dans ces prélèvements. Il en ressort que, chez 4 patients testés, l’irinotécan a été détecté dans la sueur chez ces 4 patients et que le SN-38 a été détecté chez un seul des 4 patients.

Par conséquent, cette étude met en évidence le risque potentiel d’exposition à l’irinotécan (et parfois son métabolite) au cours de l’administration du traitement, en raison de la transpiration qu’il engendre et les tissus absorbants utilisés pour « éponger » les patients qui peuvent en être un vecteur.

Il convient donc d’être prudents avec ces patients et d’éliminer les éventuels papiers absorbants utilisés comme des déchets à risque.

 

Le Cancer, septembre 2018.

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