Les spondyloarthropathies juvéniles // N° 70

 

 

Les spondylarthropathies juvéniles font l’objet de dénominations diverses : arthrites et enthésites (plus proche de la définition des critères ILAR), spondyloarthropathies juvéniles. Elles débutent vers l’âge de 10 ans et touchent 4 fois plus de garçons que de filles. Elles sont associées à la présence de l’antigène HLA-B27. Le tableau clinique diffère de celui des formes adultes : début par des arthrites des membres inférieurs, asymétriques, parfois associées à des douleurs/ou raideur rachidienne, des fessalgies et des douleurs d’enthésites (pieds et genoux) ; les manifestations axiales sont habituellement plus tardives. Le diagnostic repose essentiellement sur les éléments cliniques ; la biologie et l’imagerie (y compris l’IRM) ne sont que des éléments secondaires. L’évolution se fait habituellement par poussées, comportant des arthrites, des enthésites et des douleurs axiales. L’ankylose rachidienne est rare, même après plusieurs années, des coxopathies peuvent être présentes, ainsi que des lésions érosives au niveau des pieds (arthrite ou enthésite). Le traitement repose sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Le méthotrexate et la sulfasalazine n’ont pas réellement fait la preuve de leur efficacité. De fait, en cas d’évolutivité persistante (clinique et/ou biologique) et après utilisation d’au moins deux AINS, les biomédicaments anti-TNFα peuvent être proposés ; ils doivent faire l’objet d’une surveillance régulière pour évaluer l’efficacité (par les critères validés) et la tolérance.

 

Auteurs : F. Taik, L. Tahiri, H. Rkain*, F. Allali

Service de Rhumatologie B, Hôpital El Ayachi, CHU Rabat-Salé

*Service de Rhumatologie B, Hôpital El Ayachi & Service de physiologie et d’exercice, Hôpital El Ayachi, CHU Rabat-Salé

 

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