Vaccins et certificats de complaisance en France L’Ordre rappelle les règles ! // N° 87

 

 

En janvier dernier, la condamnation ordinale d’un médecin homéopathe d’Angers (Maine-et-Loire) pour avoir délivré un certificat de complaisance de contre-indication à la vaccination à un enfant avait fait grand bruit. Un an après l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale élargie à 11 vaccins, l’Ordre local en profite pour alerter la profession sur les dangers d’une telle complaisance en matière vaccinale.

Après le premier signalement, le conseil de l’Ordre du Maine-et-Loire avait adressé un premier courriel à tous les généralistes et pédiatres du département pour leur rappeler, certes, leur droit de faire appel à leur clause de conscience pour refuser de vacciner un enfant, mais à condition seulement de transférer le patient vers un confrère.

Mais compte tenu de l’ampleur médiatique de cette affaire, l’Ordre local adresse cette fois à tous les directeurs de crèche l’information suivante : « Le conseil de l’Ordre lutte contre les certificats de complaisance de contre-indication médicale à la vaccination. Ainsi, en cas de certificat médical de contre-indication à la vaccination pour un enfant accueilli dans votre EAJE [établissement d’accueil des jeunes enfants], il est nécessaire d’en informer le médecin de votre structure ou, à défaut, le médecin de PMI de votre secteur pour suites à donner. »

Le message est clair : pas question de libre cours à des pratiques dangereuses de non-vaccination. « Le médecin peut avoir ses convictions mais il doit respecter la loi », rappelle l’Ordre. Les praticiens délivrant des certificats de contre-indication à la vaccination doivent se protéger. « Le certificat d’un généraliste seul ne suffit pas, il faut s’entourer d’un service hospitalier d’allergologie, d’immunologie ou de pédiatrie pour prouver qu’il y a une contre-indication. »

 

Le Quotidien du Médecin du 25 janvier 2019.

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