Viscosupplémentation
Facteurs prédictifs de succès et d’échec // N°72

 

Lors des auditions par la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) des experts mandatés par les industriels pour défendre le remboursement de la viscosupplémentation, une question est revenue de façon récurrente : existe-t-il un profil type de patient répondeur à la viscosupplémentation qui pourrait permettre de limiter les indications de remboursement à cette catégorie de malades ? Malheureusement, à l’heure actuelle, et malgré des avancées récentes dans les connaissances concernant les facteurs prédictifs de succès et d’échec de la viscosupplémentation, il est impossible de fournir une réponse claire du fait du peu d’études, spécifiquement construites pour répondre à cette interrogation. Toutefois, à partir de données éparses mais parfaitement validées, on peut déjà déterminer un certain nombre d’éléments prédictifs de réponse ou d’échec du traitement par viscosupplémentation. Ils sont résumés comme suit :
• Dans la gonarthrose, l’association d’une obésité et d’un stade radiologique avancé réduit considérablement les chances de succès de la viscosupplémentation.
• Dans la coxarthrose, un pincement articulaire débutant ou modéré et l’absence d’œdème sous-chondral de la tête fémorale sont des facteurs prédictifs de succès de la viscosupplémentation.
• Un acide hyaluronique linéaire nécessite toujours des injections répétées, quelle que soit l’articulation traitée, car seuls les viscosuppléments constitués d’acide hyaluronique réticulé ont démontré leur efficacité comparativement à un placebo lors d’un protocole en mono-injection.
• Un guidage radio- ou échographique améliore les performances de la viscosupplémentation en dehors du genou.

La Lettre du Rhumatologue 2017;434:10-3.

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